Les différents types de préparations et leurs principes

Les différents types de préparations … et leurs principes

Voici différentes façon de préparer les plantes afin d’en rendre leur vertus plus facilement assimilable il est très important de bien choisir sa préparation, toutes sont différentes entre elles, par leur mode de fabrication, et par conséquent par les différents éléments constitutifs de la plante qu’elle vont retenir et conserver. Il faut choisir une des préparations, celle que vous pensez le plus appropriée a votre cas, chaque personne est unique donc ne réagit pas de la même façon que d’autre, n’hésitez pas a changer de préparation, si vous voyer peu de résultat convaincants.

Voici une liste qui explique les principales préparations

La macération
La percolation
Le digestion
L’infusion
La décoction
Les extraits
Les teintures
Les phytomiellats
Les vinaigres aromatiques
Les vins médicaux
Les huiles médicinales
Les liniments
Les eaux aromatiques médicinales
Les sirops
Les pilules
Les poudres
Les tablettes
Les injections
Les inhalations
Les suppositoires
Les onguents
Les emplâtres
Les savons
Les encens
Les parfums
Les huiles de massage

Macération
Il s’agit d’un processus d’extraction à température ambiante (15/20C). Le liquide employé peut être l’eau, l’alcool, parfois le vin. Le temps de macération dépend des propriétés intrinsèques de la drogue ; la macération à l’eau ne doit pas se prolonger trop longtemps pour éviter tout risque de fermentation ou de moisissure. Les drogues mucilagineuses (lin, guimauve) devront macérer environ une demi-heure, les drogues aromatiques ou amères entre deux et douze heures. Sauf indication médicale, les macérations se préparent à raison d’une part de plante pour vingt parts d’eau (d’alcool). Le temps de macération est généralement indiqué en heures.

Percolation
Il s’agit d’une extraction à température ambiante (15/20 C) à l’aide d’un liquide qui s’écoule. C’est le mode courant d’extraction pour une substance toxique. Digestion C’est une extraction à température plus élevée, mais ne dépassant pas 50 C. On extrait le plus souvent à 35-40 C, pendant une demi-heure au minimum, pendant vingt-quatre heures au maximum, en agitant le récipient de temps en temps. C’est le mode employé pour les parties végétales dures, ou pour les plantes contenant des substances difficilement solubles.

Infusion
L’infusion, extraction à l’eau, est le mode le plus courant et le plus classique d’emploi des remèdes végétaux. On procède de la manière suivante: la plante correctement fragmentée est arrosée de la quantité prescrite d’eau bouillante. On laisse reposer une quinzaine de minutes dans un récipient fermé, en verre ou en porcelaine, en mélangeant de temps en temps. Enfin, le liquide est filtré sur coton, papier filtre, tamis à mailles fines non métallique ou filtre en verre poreux. Sauf indication contraire, on emploie 10 g de liquide pour un gramme de drogue. Dans le cas de drogues toxiques, c’est évidemment le médecin qui détermine les quantités à employer.
L’infusion de racine de guimauve ou de réglisse se prépare à l’aide de fragments grossièrement coupés; celle de graine de lin, avec les graines entières. Toutes les drogues aromatiques peuvent être préparées par cette voie : leurs huiles essentielles, volatiles, se vaporiseraient en effet à plus haute température.

Décoction
Il s’agit d’extraction à l’eau, avec un certain temps d’ébullition. Les parties végétales correctement fractionnées (tiges feuillées, racines, feuilles, fleurs) sont mouillées à l’eau pures, chauffées et bouillies pendant une quinzaine de minutes. Les parties dures sont bouillies jusqu’à une heure, en prenant soin de compléter l’eau évaporée. La décoction est filtrée à l’aide d’une toile, toute l’eau est bien exprimée, puis on ajuste le niveau de liquide à l’aide d’une éprouvette graduée. On prend généralement, comme pour l’infusion, une part de drogue pour dix parts d’eau, à l’exception des drogues mucilagineuses (guimauve, graine de lin) où la proportion est d’une part de drogue pour vingt parts d’eau. La décoction de salep (à base de tubercules d’orchidée) ne se filtre pas. Les décoctions ne se conservent pas, mais sont à préparer fraîches au moment de l’utilisation, tout au plus peut-on en préparer 150 à 200 g en tout, à prendre en deux à trois jours. Dans le cas d’une décoction de racine de guimauve (Radix althaeae) ou de graine de lin (Semen lini), il ne s’agit pas d’une véritable décoction, car il n’y a pas ébullition, mais macération à température ambiante pendant 30 minutes. Avant cette opération, on prendra soin de rincer la graine de lin à l’eau.

Extrait
Il s’agit d’extraits plus ou moins épaissis, obtenus par macération à l’eau, à l’alcool, à l’éther ou à l’aide d’un mélange de ces liquides. On les emploie soit directement en gouttes, soit sous la forme de divers mélanges. Selon leur densité (leur consistance) on distingue les extraits liquides – extraits fluides – extraits denses – extraits secs L’extrait liquide a la consistance d’un liquide légèrement épaissi: extrait de thym. L’extrait fluide a une consistance de miel frais: extrait de fougère mâle. L’extrait dense n’est pas liquide à température ordinaire; il contient au minimum 80 % de matière sèche, donc au maximum 20 % d’eau: extrait de belladone. L’extrait sec peut être réduit en poudre; il contient au maximum 5 % d’eau : extrait de rhubarbe.

Teinture
Il s’agit d’extraits de drogues végétales, obtenus à l’aide de solvants divers: alcool, éther-alcool, vin, eau. Leur seul nom indique qu’il s’agit de liquides diversement colorés selon les ingrédients utilisés. Le mode opératoire est généralement décrit dans les codex ou dans les ordonnances pharmaceutiques. On distingue des teintures simples, préparées à partir d’une seule plante séchée: teinture de belladone, teinture d’acore; et des teintures composées, qui contiennent plusieurs végétaux différents. Citons comme exemple la teinture amère, la teinture de rhubarbe composée. Le plus souvent, nous avons affaire à des alcoolats obtenus directement à partir des plantes ou de leurs extraits secs. On procède par dissolution, macération, percolation ou extraction à partir de drogues fractionnées selon les indications du mode opératoire.

Phytomiellat
Il s’agit d’une préparation se rapprochant fortement des teintures , la différence réside dans le fait que la plante est divisées en 4 parties identiques, et chacune d’elle est mis a macérer dans 4 produit différents, (eau, alcool, glycérine, et miel) , puis égouttées, pressées, et assemblées, et enfin dynamiser longuement toujours dans le même sens par une turbine. Chaque support, eau, miel, glycérine, alcool, permet d’extraire ses substances propres, tel que les alcaloïdes pour l’alcool, les phénols, certains flavonoides et certains acides non extraits par l’eau ou l’alcool pour la glycérine, Les plantes ne sont jamais pulvérisées, ni broyées. Cueillies à la main, elles sont mises à macérer dans leur intégralité. le miel apporte son exceptionnel pouvoir vibratoire. Son effet antiseptique permet de favoriser la conservation des actifs végétaux fragiles, sans l’adjonction de conservateurs chimiques Les doses usuelles :1 goutte par kilo de poids, le total réparti en 2 prises par jour, dans un verre d’eau.

Vinaigres aromatiques
Il s’agit de teintures réalisées avec de l’alcool et du vinaigre. Citons le vinaigre aromatique et le vinaigre de sureau .

Vins médicaux*
Ce sont des préparations médicinales liquides obtenues par mélange d’extraits végétaux (acore, gentiane, etc.) avec du malaga ou un autre vin, le plus souvent blanc.

Huile médicinale
Ce sont des solutions de drogues médicinales (ou d’autres produits médicaux) dans une huile grasse. On les emploie intérieurement, extérieurement, voire, après stérilisation, en piqûres. Au sens le plus strict du terme, ce sont toutes les huiles végétales (de tournesol, d’amande, d’olive…).

Liniment
Il s’agit de préparations plus ou moins liquides, quelquefois gélifiées, qui se liquéfient à la chaleur du corps. Elles contiennent des produits médicaux en solution, suspension ou émulsion dans un liquide approprié, et sont destinées à être appliquées sur l’épiderme, avec ou sans pénétration. Mentionnons par exemple le célèbre liniment opodeldoch, employé contre les douleurs rhumatismales. On utilise souvent aux mêmes fins des drogues (huiles essentielles, huiles, savons) en solution alcoolique: esprit ou essence de. La macération dans l’huile, en présence d’alcool et d’ammoniaque, de feuilles de jusquiame, donne l’huile de jusquiame et on prépare de la même manière une huile de millepertuis.

Eaux aromatiques médicinales
Les eaux aromatiques sont des solutions aqueuses saturées d’huiles essentielles dans l’eau, le plus souvent avec addition d’alcool. Elles doivent être fraîchement préparées et utilisées dans le mois. L’eau carminative connaît ici une grande faveur. Elle est préparée à l’aide des essences suivantes : carvi, citron, coriandre, fenouil et menthe.

Les sirops
Il s’agit, de solutions concentrées de sucre dans l’eau ou dans des extraits de drogues pouvant d’ailleurs contenir d’autres substances. Ils sont employés par voie orale. On peut mentionner le sirop composé de thym ou le sirop simple de guimauve, de framboise, de plantain. Ces préparations galéniques ( a base de plantes) sont surtout appréciées en pédiatrie où on les emploie souvent pour leurs vertus antitussives et expectorantes.

Les pilules
Les pilules sont des préparations solides, dosées d’une manière précise, destinées à être prises par voie buccale. Leur préparation fait appel, à côté de la substance active principale, à divers produits auxiliaires, souvent d’origine végétale (réglisse, suc de réglisse, poudre de racine de guimauve, poudre de racine de valériane, de gentiane, extrait de levure, etc.). Les pilules doivent être de forme sphérique, elles doivent être relativement dures et souples, elles doivent être bien sèches.

Les poudres
Les drogues sèches sont très souvent utilisées sous forme de poudres. Qu’elles soient simples ou composées, les poudres sont d’un emploi très fréquent. Comme poudres simples (une seule drogue), citons par exemple la rhubarbe, l’acore ou la digitale; comme poudres composées, citons la poudre composée de racine de réglisse qui comprend d’autres produits à côté de la composante qui lui donne son nom. Certaines poudres sont destinées à l’usage externe.

Tablettes
Les tablettes sont des préparations solides, dosées, fabriquées à l’aide de remèdes et de drogues végétales réduits en poudre. Destinées à l’usage interne, elles revêtent toutes sortes de formes et de présentations: comprimés, dragées, pastilles ; selon le mécanisme de leur absorption. Les tablettes sont fabriquées industriellement, par pressage des remèdes et des substances annexes. Elles peuvent être marquées en surface d’une raie ou d’une croix qui en permet le fractionnement et le dosage précis. Les tablettes dragéifiées sont protégées d’une dissolution trop rapide dans l’estomac et leurs matières actives sont absorbées au niveau de l’intestin. De nos jours, seules des matières actives isolées sont transformées en tablettes et leur distribution est soumise à un sévère contrôle biologique, chimique et clinique, tant de la part du fabricant que de l’état (alcaloïdes de la digitaline, comprimés de digitoxine, d’acétyldigitoxine, de lanatoside C, alcaloïdes de l’ergot, de l’opium).

Les injections
Les matières pures isolées ou des produits chimiques peuvent être destinés à être administrés sous forme d’injections (usage parentéral). A l’aide d’une seringue munie d’une aiguille, ces produits sont introduits sous la peau, dans le muscle ou dans une veine (atropine, morphine, digitoxine, dihydroergotamine, ergométrine ou autres alcaloïdes, ainsi que certaines substances médicinales). Sous contrôle médical exclusivement. Dans certains cas, on injecte également des extraits végétaux (traitement des inflammations, des bio-impulsions), ainsi qu’en allergologie, pour diagnostiquer puis traiter le rhume des foins dû au pollen. On fait alors appel à des extraits de pollen de graminées et d’autres végétaux.

Inhalation
On peut employer en inhalations des substances gazeuses ou volatiles (essences), des liquides très finement pulvérisés ou dispersés (aérosols), voire des remèdes en poudres très fines. Les inhalations sont appliquées dans le larynx, les cavités nasales, la gorge et les bronches, et cela de différentes manières, de préférence à l’aide d’un inhalateur de forme appropriée ou d’un nébulisateur. On peut également inspirer la fumée de certaines drogues végétales, sous forme de poudres ou de cigarettes antiasthmatiques .

Suppositoire
Les suppositoires sont des préparations solides, dosées, réalisées à l’aide d’un mélange de substances actives et de beurre de cacao ou d’une autre substance qui fond à la température corporelle. Les suppositoires peuvent être de formes diverses et sont introduits soit dans le rectum (per rectum), soit dans le vagin (per vaginam) ovules vaginaux.

Onguent
Les onguents médicinaux sont des préparations applicables à température ambiante, ramollissant à la température du corps, destinées à être étendues sur l’épiderme, les muqueuses ou des tissus lésés. Les onguents se composent de la drogue et d’un support gras (vaseline, huile, lanoline, saindoux ou substances synthétiques). A côté des onguents courants, on connaît aussi des pâtes de consistance plus solide et, en cosmétique, des crèmes qui sont des onguents fins, de consistance diverse, contenant plus de 10 % d’eau.

Emplâtres et savons médicaux
Les emplâtres sont des préparations médicinales destinées à être appliquées sur la peau. Ils ramollissent à la température du corps, collent à l’épiderme sans fondre. A côté de la composante active, les emplâtres contiennent des sels de plombs, d’acides gras, des résines et des extraits végétaux (piment, moutarde). Les savons médicinaux contiennent souvent des drogues végétales, mais aussi du soufre, du goudron de bouleau et des huiles essentielles diverses.

Les encens
L’encens est une résine aromatique et odoriférante. Elle provient du thurifère (Boswellia), arbre dont les feuilles sont semblables au poirier, selon Théophraste; on l’incise aux jours caniculaires pour en faire sortir la résine. L’encens mâle est le meilleur; il est rond, blanc, gras au-dedans, et s’enflamme sitôt qu’on le met sur le feu. Il est aussi appelé oliban. L’encens femelle est mou, plus résineux et moins agréable à l’odeur que l’autre. On dit que celui du pays de Saba (aujourd’hui le Yémen) est le meilleur et le plus estimé. Les anciens en parlaient déjà en termes élogieux. Si l’oliban est l’élément premier de tout encens, les parfums suivants sont ceux qui lui sont le plus souvent ajoutés: ambre, benjoin, chèvrefeuille, eucalyptus, jasmin, lavande, marjolaine, myrrhe, pavot, pin, rose, santal, etc. Les gommes résineuses (plus de six cents espèces), les olibans et les parfums sont sélectionnés en fonction des qualités vibratoires et thérapeutiques qui – dans l’esprit des grands thuriféraires, exorcistes ou chamanes doivent s’harmoniser avec les forces dévotionnelles et orantes pour l’assemblée des fidèles en prière.

Les parfums
Le parfum, émanation d’un être vivant Les informations contenues dans un parfum peuvent se révéler plus ou moins facilement en fonction du degré de souplesse spirituelle de l’investigateur. Il convient d’aborder cette étude sans ériger de barrières mentales et sans rejeter a priori les immenses possibilités de la voie des parfums. Refuser, sans l’avoir testée, la possibilité d’une communication subtile entre nous et les substances aromatiques naturelles ne serait pas une attitude très scientifique. La pharmacopée scientifique occidentale renoue aujourd’hui, vis-à-vis des plantes, avec un état d’esprit ancien, caractérisé par une approche respectueuse du monde vivant.

Les huiles de massage
L’huile est le complément indispensable d’un bon massage. Elle facilite le  » glissé  » des mains, le rend plus agréable pour vous et votre partenaire, et nourrit au passage l’épiderme tout en contribuant à la préservation de son élasticité et de sa jeunesse. Vous pouvez facilement composer vous-même vos huiles de massage. Cette solution est économique car vous n’avez pas besoin de beaucoup de matière première par massage.

* l’abus d’alcool n’est pas bon pour la santé!

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